LA TRISTESSE ME SUIT
La tristesse me suit^
MabeUe; Mon cœur loge à la nuit...
Nul feu, nulle écinœlle
Ne luit
Pour lui.
Mes châteaux en Espagne Se sont tous écroulés.
Mes pays de Cocagne Ont tous été brûlés.
J'ai perdu ma compagne!
Mon cœur loge à la nuit,
Ma belle; La tristesse le suit.
Nul feu, nulle étincelle
Ne luit
Pour lui.
Je reste solitaire.
Ceux qui m'aimaient sont morts.
Et ma pensée austère
Lu^te parmi les forts.
Mais je ne puis le taire :
La tristesse me suit ,
Ma belle ; Mon cœur loge à la nuit..
Nul feu, nulle étincelle
Ne luit
Pour lui.
Quand, dans ma rêverie, Ange blond sans pareil, En, mon âme ravie Vous passez, doux^soleil, Je renais à la vie ;
Mon cœur a moins de nuit, • MabeHe!
La tristesse s'enfuit.
Hors vous, nulle étincelle Ne luit Pour lui.