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A MON COUCOU

Quand ton balancier monotone Imperturbablement résonne Sitôt que je rentre chez moi, Je ressens alors comme un froid.

A la mort de celle que j'aime, Ton tic-tac sec était le même Qu'au jour où partit son enfant.

Seul ton tic-tac est triomphant.

Je dis, en mon âme éperdue :

Ta voix, que nous avons connue.

Insoucieux marqueur du temps.

Par moi seul est çeule entendue.

C'est ton seul bruit, depuis longtemps.

Qui retentit dans ma demeure.

Mais je me souviens... & je pleure Bien amèrement par instants.

Oui, souvent la douleur me mène.

Quand au logis je me promène...

Ils pendent aux murs, accrochés.

Tous les objets qu'ils ont touchés!

J'éprouve un incessant martyre ; Meubles, objets, semblent me dire :

Hé bien! que sont-ils devenus? Je préférerais mes murs nus.

Sur ce canapé, sa couchette, Je ne vois plus sa blonde tête.

Ce cher petit garçon est loin.

Voilà ses joujoux, sa raquette, * Le volant est dans quelque coin ; Avec cette petite veste.

De lui c'est tout ce qui me reste.

Horloge, impassible témoin.

Toi, tu bats toujours ta mesure.

Tu fais ainsi que la nature , Tu marches sans émotions.

Moi, j'allais, plein d'illusions...

Coucou, je t'aime & te détestai Quand, par événement funeste.

Tout change, croule sous mes pas.

Seul ton tiç-tac ne change pas.

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