LA LEVRETTE E;N PALETOT
A ETIENNE CAYAT.
Y' a-t'y rien qui vous agace Comipe un- levretce en partot !
Quand y' a tant d* gens su' la place Qui n'ont rien à s' mect' jsu' T dos?
J'ai l'horreur de ces p'tit's bêces, J'aim' pas leux museaux pointus; J'aim' pas ceux qui font leux têtes Pass' qu'iz' ont des pardessus.
Ça vous prend un p'tit air rogue !
Ça vous r'garde avec mépris!
Parlez-moi d'un chien boul'dogue, En v'iaz' un qui vaut son prix!
Pas lui qu'on encapitonne !
Il a comm' moi froid partout ; Il combat quand on l'ordonne ; .
Et l'aut' prop' à rien a tout!
Ça m* fait suer, quaiid j'ai l'onglée, D' voir des chiens au' ont un habit!
Quand, par les temps de gelée, - Moi j' n'ai rien, pas même un lit.
J'en voudrais bien crever une!
Ça m' f'rait plaisir ; mais j' n'os' pas.
Leux maît'es ayant d' la fortune, Y' m' mettraient dans l'embarras.
Ça doit s' manger, la levrette.
Si j'en pince une à huis clos...
J' la frai cuire à ma guinguette.
J' t'en fich'rai, moi, des pal'totsJ. .