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LA SABRETACHE

Ha ! que ne peux-tu me voir Quand ^ passant sur un trotcolr^ Je retrousse ma moustache A ce bruit, sur mon talon.

D'un flic-flac de sabretache Qui me pend tout de son long !

Zéphyr ! porte à ma payse Les sentiments de mon cœur.

Mon âme est toujours soiunise ; Son amour seul est vainqueur !

. Sans me donner pour exemple.

Que de temps perdu vraiment!

Je suis son fidèle amant ; Chacune en vain me contemple !

Ha! que ne peux-tu me voir Quand, passant sur un trottoir.

Je retrousse ma moustache A ce bruit, sur mon talon.

D'un flic-flac de sabretache Qui me pend tout de son long !

Toute femme est subjuguée.

Je me balance avec^ow.

Ayant la taille élaguée; Sans autre explication.

Et, je me sens fier, ingambe, D'un plumet sur mon colbac.

D'un bancal, & du flic-flac De ce machin sur ma jambe.*

Ha! que ne peux-tu me voir Quand, passant sur un trottoir, Je retrousse ma moustache A ce bruit, sur mon talon.

D'un flic-flac de sabretache Qui me pend tout de son long!

Des gens aigris, pleins de bile.

Des grognons, des envieux.

Disent que c'est inutile...

Mais tous ceux-là sont des vieux !

A quoi sert la sabretache?

Ça sert à ravir les cœurs; Ça fait rager les sapeurs :

A nous la beauté s'attache.

Ha! que ne peux-tu me voir Quand, passant sur un trottoir.

Je retrousse ma moustache A ce bruit, sur mon talon.

D'un flic-flac de sabretache Qui me pend tout de son long !

Toute la cavalerie.

Même les carabiniers.

Et l'immense infanterie,

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