‹ Les poésiesChapitre 58 sur 133 · LE SAULE · texte numérisé non relu

LE SAULE

Pourquoi regarder toujours Tonde?

Pourquoi tant d'amère douleur?

N'as-tu plus d'espoir en ce monde, Saule pleureur?

Que cherches-tu dans la rivière, As-tu perdu quelqu'un ici?

A comprendre ta peine amère Je cherche aussi.

Saule éploré, je t'en conjure, Révèlfr-moi ce grand secret...

Mais je n'entends que ton murmure Plein de regret.

Êtes-vous, fleurs pleines de larmes.

Et- vous, saules ainsi penchés.

Comme sous de magiques charmes Des cœurs cachés?

Si notre âme au ciel monte & chante.

Quand nous dormons du grand sommeil ; Si le corps devient arbre ou plante Sous le soleil ;

Si toute chose est transformée, Peut-être qu'à ce même endroit Quelqu'un mourut sans bien-aimée.

Et saule il croît!

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