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MEDISANCE

Nous aimons tous dans la vie Les ombrages, le soleil, La nature, l'harmonie, Et notre amour sans pareil.

Je rends aux femmes hommage, Et je m'en tiens glorieux.

Si je dis mal, c'est dommage; Mais pkis tard je dirai mieux.

La fleur la plus parfumée.

Prise à la senteur des monts , Nous semble moins embaumée Que la femme où nous aimons.

Sur. l'herbe que chacun foule Nous distinguerions, je crois, La place où, parmi la foule. Son pied s'est posé parfois.

Dans les bois, dans la campagne, * Dans les prés, pu dans les champs, Dans la plaine, ou la montagne.

On entend de bien doux chants ; L'onde aussi chante ou murmure, Et la brise plus encor ;

Mais des voix de la nature Quel esc le plus pur accord ;

La plilk suave musique^ La plus divine à. la fois^ C'est : Je t'aime! mot magique ^ Que seule exprime leur voix.

Créateur^ qui dans leurs âmes Versez tant d'amour pour nous.

Je vous rends grâces!... O femmes.

Pieux, je l'adore en vous.

La femme souvent peureuse.

Qui tremble à propos de rien, Quand elle aime, est courageuse :

Chacun de nous le sait bien.

Forte, dans toute misère £lle prend les partis prompts.

C'est en elle qu'elle espère.

Lorsque nous désespérons..

On force en vain sa personne, Nul ne peut forcer son cœur ; .

Nul ne l'achète : il se donne...

Il brave toute fureur.

Famille, or, le trône même.

Quittant tout complètement, Cest pour celui-là qu'elle aime Son sublime dévoûmont.

Nous poussons des cris de rage Qui font rire d'y penser Sitôt qu'une ombre d'outrage

Vient un beau jour nous froisser.

Tant mieux, si tout n'est pas rose Pour plus d'un aflfreux gredin Qui fanerait toute rose En passant dans un jardin.

Tant mieux, si tout n'est pas rose

Pour celui-là ,*le premier.

Qui prend la fleur fraîche éclose

Pour en faire du fumier.

Je sais bien qu'à mon époque

On rit de tout. — C'est joyeux. —

Mais des rieurs je me moque,

£t plus tard je dirai mieux.

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