‹ Les poésiesChapitre 88 sur 133 · LE COIN DU FEU · texte numérisé non relu

LE COIN DU FEU

Ami, je suis heureux dans ta vieille chaumière, Dont la pluie à torrents menace en vain le toit. Nous sommes clos, les murs sont forts ; les loups, derrière. Hurlent près du foyer où nous bravons leiroid.»

La flamme en pétillant épanche sa lumière ; Chaque objet a son point qui brille : tout se voit. Ton horloge de bois crépite, &, régulière, Semble un être attentif qui veille en ton endroit. .

Fumons, en écoutant cette trombe qui pleure,

Et ton gros chat qui ronfle. Oh! combien, à cette heure,

Sur l'abîme des mers luttent contre la mort...

Nous^ nous allons souper, les pieds près de la braise. Puis après nous coucher & dormir à notre aise; Quand tant d'autres, hélas! ont un si triste sort!

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