‹ Les poésiesChapitre 93 sur 133 · MADEMOISELLE J · texte numérisé non relu

MADEMOISELLE J

C'était une charmante fille !

Auprès d'elle j'allais m'asseoir.

Elle travaillait à l'aiguille.

Je la voyais, matin & soir, Coudre l'écharpe, la mantille.

Elle travaillait à l'aiguille.

Et, sur des robes satinées, A suivre ses petites mains J'ai passé bien des matinées...

Elle me contait ses chagrins.

A maudire nos destinées J'ai passé bien des matinées!

Puis encore, à la dérobée, Pour nous rencontrer en chemin.

L'été, sitôt la nuit tombée.

Elle traversait un jardin.

Je m'y trouvais d'une enjambée.

L'été, sitôt la nuit tombée...

Une circonstance imprévue Me força de partir au loin.

Hélas! qu'est-elle devenue?

Où loge-t-elle & dans quel coin?

Pauvre fille! sitôt perdue...

Hélas! qu'est-elle devenue?

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