‹ Les poésiesChapitre 94 sur 133 · NOUVELLE-ORLEANS · texte numérisé non relu

NOUVELLE-ORLEANS

Vous qui peut-être, hélas! ne pensez plus à moi, Amis, je pense à vous, je vais dans vos demeures; Que me font les saisons, les ans, les mois, les heures Et votre éloignement? Je vous aime & vous voi...

Les senteurs que la brise enlève à la prairie. Les plaintes du grand vent le soir dans les maisons, La chanson de la bûche au milieu des tisons.

Transportent mes esprits dans ma chère patrie.

Il me semble parfois que vous n'êtes pas loin! Avec un peu de vous je puis constamment vivre ; Ou j'entends votre chant, ou je lis votre livre, Ou je vois vos tableaux gravés, dans chaque coin.

Le cheval au galop, qui s'allonge & qui passe, Dit à mon cœur : « Je vais où tu voudrais aller. » L'oiseau lui dit : « Je vole où tu voudrais voler. » Le grand trois-mâts lui dit : « Je traverse l'espace. )>

Moi je reste. . . Adieu donc ! Mais du sol étranger Vers vous je tends les bras , car je me désespère. Pourtant heureux encor, dans ma douleur amère, . A vous, mes bons amis, de penser & songer.

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