‹ Les poésiesChapitre 107 sur 172 · LE MENDIANT DE SON HONNEUR · texte numérisé non relu

LE MENDIANT DE SON HONNEUR

Devant 'Bhvr. Le fiit et tes fetits-fils de Diego Laynei parltnt tntn eux, ignorant encore que le comte Gomei de Gorma^ a frappé au visage le chef de leur maison. Un Mendiant monte la côte.

BERMUDO

Vois donc, frère, sur le chemin Ce mendiant qui tend la main.

Qii'il a l'air triste !

HERNAN

Comme sous de très lourds fardeaux II courbe la tête et le dos.

Que Dieu l'assiste !

Le SiCendiunt s'approcU»

o^ Contes ÉpiauES

BERMUDO

Vois ! il défaille à tous mcments.

Ses vi^nlles mains, ses vêtements Sont noirs de boue.

HERNAN

Il a honte, le pauvre vieux 1 Son manteau lui pend sur les yeux Et sur la joue.

Li ÙCtmii^mt ai Jnmmt cbx, «omrht.

LE MENDIANT

La chanté, Seigneurs, la charité 1

RODRIGUEZ

Que te faut-il? parle, vieil homme.

BERKAN

As-tu faim? As-tu soif?

BERMUDO

Veux-tu faire un bon somme?

HERNAN

Le pain nous rend la force et le vin la gaité.

BERMUDO

Le sommeil est plein de beaux rêves.

Contes ÉpiauES 6s

LE MENDIANT

Je n'ai ni soif ni faim. Je dois veiller sans trêves. La charité, Seigneurs, la charité I

RODRIGUEZ

Q}je te faut-il? parle, vieil homme.

HERNAN

Un cheval pour la route?

BERMUDO

Ou quelque forte somme?

HERNAN

Un cheval porte vite au gîte souhaité.

BERMUDO

L*argent tente les plus austères.

LE MENDIANT

Je ne voyage point. J'ai de Tor et des terres. La charité, Seigneurs, la charité 1

RODRIGUEZ

Qpe veux-tu donc, passant étrange?

HERNAN

Ni le pain, ni le vin?

66 Contes Épiauiis

BERMUDO

Ni la nuit dans la grange ?

HERNAN

Ni le bel étalon tout de feu moucheté?

BERMUDO

Ni Tor ou l'argent que Ton compte?

Lt ÎKeniiamt Jette sa eape et sen chapeau» Les jeunes hommes recounaissmi Diego Laym^.

DIEGO LAYKEZ

L*aumône qu^il me faut, c'est la tête du comte ! La charité, mes fib, la charité I

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