NID D'HIVER
Il m'en souvicni! T'c:i souvi.*ns-iur Ce fut une heure tendre et douce.
Vous vous taisiez, je m'étais tû.
Oiseaux endormis dans la mousse.
La mousse de ce nid charmant Était de soie et de dentelle.
On y trépassait en s'aimant.
Tu te souviens ! Je me rappelle.
40 Intermède,
Nos bras, avec cette langueur D'un lierre qui se désenlace, S'abandonnaient, pour que ton cœur.
Ce cher coeur d'amoureuse lasse,
Pût battre, libre, sous le sein Où frémit, s'élève, s'abaisse Et se bombe comme un coussin Ta chair de jeune et grasse abbesse.
Ht, pendant que nous nous taisions^ Ayant trop de choses à dire, Jaloux de nos effusions, Avares de notre délire;
Deux pauvres petits passereaux, Sur le balcon aux maigres plantes, Regardaient, le bec aux carreaux, Se pâmer nos tendresses lentes,
Et, — croyant les jours revenus,
Les jours d'avril où nous nous plûmes,
Tout fâchés de n'être point nus,
Ne pouvaient que mêler leurs plumes!