‹ Les poésiesChapitre 131 sur 172 · LE RÊVE DE TANTALE · texte numérisé non relu

LE RÊVE DE TANTALE

Je rcvc de vous ! Vos cheveux Mêlent de Taurore A mon rêve.

Dans la nuit clémente à mes vœux Le soleil, grâce à vous, se lève.

Ta lèvre où sont tous les parfums, Tes yeux où sont toutes les flammes, Je les vois, et tes longs cils bruns, Ces pièges à prendre les âmes ;

44 Intermède.

Et le cher collier de mon cou, La ceinture si bonne à ceindre, Tes bras! qui m'enseignent jusqu'où.

Sans expirer, on peut s'étreindre ;

Et tes seins où ma longue ardeur S'allume à la fois et s'apaise, Car la neige de leur rondeur S'achève en deux pointes de braise ;

Et, sous le ventre au fin duvet, Où le nombril semble un camée, La bouche ineffable que vêt Une touffe d'or embaumée.

Hélas ! le beau fimtômc nu, Quand je veux l'enlacer, me glisse Entre les bras, et j'ai connu, O vieux Tantale! ton supplice.

Mais je souris. Demain viendra

Avec sa réalité douce.

Et Tantale te videra,

Chère coupe où le plaisir mousse !

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