‹ Les poésiesChapitre 136 sur 172 · INSOLVABILITÉ · texte numérisé non relu

INSOLVABILITÉ

Je voudrais t'offrir, ô maîtresse Un bonheur qui pût à la fois Te rendre en une seule ivresse Tous les bonheurs que je te dois.

La richesse? hélas! je n*ai guère Que les étoiles pour trésor, Et je combats dans une guerre Où le butin n'est pas de l'or.

56 Intermède,

Puis tu dédaignes les orfèvres,

Toi qui peux, joyau radieux,

Dire au corail : « Voyez mes lèvres, »

Aux diamants : « Voyez mes yeux. »

La gloire ? hélas ! cette couronne, Sans doute, je ne Taurai pas, Et puis, sans que je te la donne, O cher front, tu la porteras.

Savons-nous d'ailleurs si la fête D'éire un grand nom sonore et clair N'a rien d'effrayant ? Être un faîte.

C'est tenter la foudre et l'éclair.

Ah ! maîtresse, il est une joie Q.ui m'acquitterait pleinement ; Le corps s'y fond, l'âme s'y noie; Délice terrible et charmant !

Mais pleure! ce bonheur prodige.

Jamais tu ne le connaîtras; Car c'est être, — pleure, te dis-jc ! — Être moi-nicme entre tes bras.

Page 1