‹ Les poésiesChapitre 29 sur 172 · VIDUITÉ · texte numérisé non relu

VIDUITÉ

Je suis pareil à ce nid d^hiron lelle

Qui resta vide au retour des hivers ;

Sous les grands toits que la neige a couverts

Plus de baisers, de chants, ni de bruits d*aile.

Je suis pareil à cette citadelle Abandonnée après de longs revers, Murs dégradés, par la mitraille ouverts. Et que le temps à son tour démantèle.

Mais, le nid veuf, la brise le ravit ; Le mur s'écroule enfin, la place forte Est un rocher que le passant gravit ;

Moi seul j'attends un souffle qui m'emporte : Depuis longtemps déjà mon âme est morte, Et mon cadavre obstiné me survit I

eO«CλC©ia3i3C 3G^S««GeG3QQGeoeG««t3<ïQOOGaG«CQOCC>ei(3«rOQ(^SC<^^

Page 1