‹ Les poésiesChapitre 31 sur 172 · LE THÉ · texte numérisé non relu

LE THÉ

Je n*ai jamais aime cette ivresse bruyante Qui dérange les plis de notre dignité; La grande Muse porte un péplum bien sculpté Et le trouble est banni des âmes qu'elle hante.

L'observance du rite et la sobriété Décorent tes amants, ô Muse triomphante ! Pourtant, dans les langueurs que la veille enfantée, Ma débile nature aime l'abus du thé.

La porte close, afin que nul importun n'entre,

Je bois la liqueur chaude et me couche à plat ventre

Dans mon alcôve ainsi qu'une bête en son antre;

Tandis qu'une amoureuse aux baisers vipérins. Blanche comme l'étoile éprise des marins, Se fait un oreiller frémissant de mes reins.

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