LE GLACIER
Les lacs où, le matin, passent des brouillards bleus Se couvrent en hiver d'étincelantes glaces ; Les hardis patineurs, aux jambes jamais lasses. S'élancent en troupeau vers les monts nébuleux.
Mais les lacs n'aiment point que leurs belles surfaces S'écaillent sous les pas de ces rustres frileux ; Souvent le clair miroir se dérobe sous eux, Puis les glaçons disjoints reviennent à leurs places.
Tel est mon cœur, glacier sur des volcans éteints ! Le doute, les remords, les espoirs incertains, Le déchirent sans cesse avec de durs patins.
Parfois il biilîe, alors tout s'abîme en un gouffre
Qu'emplit l'exhalaison d'une mare de soufre ;
Et toi seul, cœur profond, tu sais ce que je souffre !
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CANIDIE
Maîtresse, il faut de l'air aux ailes de ma joie! Tu jetteras demain, dès l'heure où l'aube naît, Ton manteau de drap fin sur ta robe de soie, El nous irons revoir le bois du Vésinet !
Le fleuve a son courant, le pèlerin sa voie, La colombe a son nid qu'elle seule connaît ; Mes frères, nous allons où le ciel nous envoie!
Je te voudrais sans tache et je te sais infAme, N'importe! ]z l'adore et ccxle au mal vainqueur; C'est mon destin d'aller me brûler à ta flamme, Je subis gravement l'arrêt du rort moqueur.
Et je dirai plus tard, insoucieux du blâme :
Elle n'avait pas d'dme et n'avait pas de cœur.
Mais elle avait des sens qui valaient mieux qu'une âme I
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