‹ Les poésiesChapitre 40 sur 172 · FINALE · texte numérisé non relu

FINALE

Je n'ai jamais commis de crime.

On ne m* a pas assassine.

Mon remords fut imaginé, Et mon cœur saigne pour la rime.

Jeune, on aime à parler trépas, Byron, Musset, l'exemple tente.

Sais'tu de quoi l'âme est contente?

De montrer qu^elle ne l'est pas.

Séri'nadtS. 5 3

Le spleen a de si 11 is 1res charmes, On a Je caprice entêté Uafjirmer sa virilité Par le désespoir et les larmes.

Mais ces choses-lh liront qu'un jour.

Sourire est bon. La vie est belle.

On se lasse d*étre rebelle A la clémence de Vamour.

Vheureux ciel d\'té qui flamboie N^a pas honte de ses rayons ; Si nous sommes joyeux, ayons Ijô courage de notre joie.

Je suis le passant ingénu.

Celui qui soupire et qui chante Parce que l'épine est méchante Et qu^ l'avril est revenu.

Je m^ étais égaré sans doute; Une ogresse me menaçait; Mais mon cœur, ce Petit- Poucet, A bientôt retrouvé sa route.

54 SétMiuh's,

Vers un gile plein de douceurs Il ramena des lieux contraires Tous les jeunes Désirs, ses frères, El les Illusions, ses sœurs.

Cesi à peine s'il se rappelle Qu'il fut un instant fourvoyé; Il est dans son nid, mieux choyé Que les petits d^nne hirondelle.

S'il souffrit f ce fut en rêvant. Le rêve a sa mélancolie...

Mais une nouvelle folie Guérit d*un vieux songe souvent,

Et, bercé d'un souffle qui vole De Wcintar à Valladolid, y ai joué les airs de mon lied Sur une guitare espagnole!

Pagode

kA Atiguste Villiers de Vhle-Adavi

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