‹ Les poésiesChapitre 5 sur 172 · LE BÉNITIER · texte numérisé non relu

LE BÉNITIER

A Léon Ciadtl

L'enter qui donne aux lys le poison des ciguës A mis en Elle un charme exécrable et vainqueur; Avec sa dent de neige aux morsures aiguës Cette méchante femme a déchiré mon cœur.

Dans ma lâche poitrine elle a fait une brèche Afin de déchirer mon cœur, et cVst son jeu Familier d*y planter son doigt comme une flèche l Elle a riiumeur joyeuse et ne croit pas en Dieu.

Philomcla. 2}

On ne la vit jamais se signer, accourue Dans l'église à T appel désespéré du glas ; Lorsque les corbillards défilent dans la rue, Elle a des mots charmants qui font rire aux éclats.

La nuit, dans les langueurs chaudes de l'insomnie, Elle quitte parfois ma couche, et les démons L'accueillent à la fête énorme où communie Le peuple des damnés éperdus sur les monts !

Et quand l'aurore a terrassé la messe noire, L'infâme dans mon cœur saignant, saignant toujours, Afin de compléter le rit blasphématoire. Trempe son ongle rose et se signe à rebours.

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