‹ Les poésiesChapitre 58 sur 172 · OCTOBRE · texte numérisé non relu

OCTOBRE

Les morts couchés d'hier dans leurs funèbres crèches,

Nouveau-nés de Tétemité, Sous le frémissement berceur des feuilles sèches

Rêvent d'un songe regretté.

D*où vient le vent ? Du nord ; mais les brises plus fraîches

Se souviennent d'avoir été, Sur la grappe mûrie et la rondeur des pêches,

Le baiser brûlant de Tété.

C'est votre heure, récents veuvages, souvenances

Proches de votre objet encor !

La vie encor frémit de ses dernières transes;

Et, pleurant comme un son de cor.

Le deuil de la lumière et de nos espérances Se couvre d'une cendre d'or.

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