‹ Les poésiesChapitre 60 sur 172 · AVANT L'ORAGE · texte numérisé non relu

AVANT L'ORAGE

Le long ennui des jours, le ralentissement De rheure par Tamas des heures alourdie S'accroupissent sur ma volonté déroidic, Barque sans gouvernail, boussole sans aimant.

Calme plat. La blancheur de midi, pesamment. Sous la chape de plomb de son morne incendie, Me tient, vaincu. Parfois une lame hardie Saute, écume, et retombe en un même moment.

Quand donc crèverez-vous, nuages ! ô nuées, Q.uand donc enfin, d'un souffle espéré remuées, Entrechoquerez-vous vos flancs emplis d'éclairs ?

Pour que la langueur lâche et que la sourde rage De mon âme, avec vous, ô ciel bas gros d'orage, Eclate et se résolve en foudre dans les airs !

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