MIROIR BRISÉ
Les jours que j'ai vécus depuis le jour fatal
Sont comme un haut sentier que, brusque, un gouffre borne.
Va, mon âme! et te brise en un bruit de cristal.
Ame triste I Jamais la lune ouvrant sa corne
Ne s'y mira, jamais le ciel oriental,
Ni le lac forestier bleu sous le frêne et Torne.
Toi seule, clair joyau du diabolique étal, Occupas pleinement sa lucidité morne; Dans le moindre débris, ton reflet vit, total.
Et, pot\r bien châtier Tenfer qui nous suborne,
C'est toi, buveuse d*âme et de souffle vital,
Toi, Parque aux yeux de vierge, enfant au cœurdcNorne,
Qpe je rends au centuple â ton gouffre natal 1
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