‹ Les poésiesChapitre 77 sur 172 · LES MANSARDES · texte numérisé non relu

LES MANSARDES

Nids sans duvet, «étroits logis, Où, brûles de pleurs qu'on ignore, Tant d'yeux par les veilles rougis Ne se fermeront qu'à l'aurore,

Sur tout le fourmillement noir

Lt tout le bruit des foules viles,

Vous vous rallumez chaque soir,

O mansardes des jrrandes v!lLs'

70 Soirs morosts.

Ceux qui vont sans lever les yeux Aux vains plaisirs où l'on s'achame Ne guettent point, si près des cieux, Le réveil de chaque lucarne ;

Mais les poètes attendris, Sachant les besognes amères Des mères hélas I sans maris Et des fils au chevet des mères,

Sous Tauvent en arc de tunnel Voient la lampe qu'un rideau voile, Et, de loin, leur cœur fraternel Te salue, ô plaintive étoile 1

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