LE CHASSEUR
Je vis un beau chasseur à Tare de fer et d*or ! Les bêtes devant lui formaient des groupes fauves; Et sur son front frôlé des ramiers et des mauves Parfois s'ouvrait le vol immense du condor.
« Bande Tare ! et saisis la flèche meurtrière, » Lui dis-je. « Quelle proie. est à ton gré, chasseur? « L'once aiïreuse, ou le daim que défend sa douceur, « Le buffle pacifique, ou la louve guerr.ère ?
8o Soirs moroses.
« Vois I tout ce qui bondit, ou rampe, ou prend son vol, (( Sans soupçon du péril se présente aux blessures. « Perceras-tu Taspic aux sifflantes morsures, « Ou le mélodieux gosier du rossignol ? »
Mais lui, sans daigner voir Toiseau ni les reptiles Ni la grâce du faon ni Thyène en courroux, Pensif, avait posé son arc sur ses genoux Et laissait au carquois ses flèches inutiles.
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