‹ Les poésies complètes de Charles Monselet (volume 2)Chapitre 1 sur 95 · E. DENTU, ÉDITEUR · texte numérisé non relu

E. DENTU, ÉDITEUR

LIBRAIRE DE LA SOCIÉTÉ DES GENS DE LETTRES PALAIS-ROYAL, I5-I7-I9, GALERIE d'oRLÉANS

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PREFACE

N m'a demandé, Tautre jour, Dix lignes de biographie

Au bas de ma photographie ;

Le vilain mot! le vilain tour!

Les voici : la ville de Nantes, A qui je n'en saurais vouloir.

M'a tu naître, sans s'émouvoir De mes facultés étonnantes.

Et puis, je suis devenu grand.

J'ai, sans paraître téméraire, Juste la taille militaire ; Mais en largeur c'est différent.

PRÉFACE

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Mon histoire est assez banale, Car c'est Thistoire de tous ceux Q.ui prennent pour la capitale Un passe-port de paresseux.

L'amour m'a touché de son aile A l'heure ordinaire ; et j'ai su Comme on triomphe d'une « belle »

Et comme on l'aime — à son insu.

J'aurais pu souffrir davantage ; Mais, de bonne heure, plein d'orgueil, J'eus toujours le rare courage De cacher les pleurs de mon œil.

Le principal étant de vivre,

Fidèle au : « Tel père, tel fils, »

Ma ressource devint le livre ;

Mon père en vendait, — moi, j'en fis*

Ma verve fut vite étouffée Sous le journal, rude fardeau ;

PRÉFACE

La servante chassa la fée ; L'article tua le rondeau.

Q}iînze ans d'un pareil exercice Ne m'ont laissé que — la malice.

Je suis par la prose envahi ; D'autres disent : — et par l'Aï.

Entre les noms dont se contente Avec grand'peine maint rlmeur, Il n'en est qu'un seul qui me tente :

Poète de la bonne humeur.

Cela me suffit. Desbarrolle A lu dans ma main, cet été, Quatre-vingt-dix ans de gaîté ; Je veux l'en croire sur parole.

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LE MÉDOG

LE MEDOC

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