LE COCHON
AR tout est bon en toi : chair, graisse, muscle, tripe !
On t'aime galantine, on t'adore boudin.
Ton pied, dont une sainte a consacré le t)rpe *, Empruntant son arôme au sol périgourdin.
Eût reconcilié Socrate avec Xantippe.
Ton filet, qu'embellit le cornichon badin.
Forme le déjeûner de l'humble citadin ; Et tu passes avant l'oie au frère Philippe.
1 Sainte Mènehould.
134 SOKNETS GASTR0NOMIQ.UES
Mérites précieux et de tous reconnus I
Morceaux marqués d'avance, innombrables, charnus î
Philosophe indolent, qui mange et que Ton mange 1
Comme, dans notre orgueil, nous sommes bien venus A vouloir, n'est-ce pas, te reprocher ta fange? Adorable cochon ! animal roi ! — cher ange !