‹ Les poésies complètes de Charles Monselet (volume 2)Chapitre 51 sur 95 · LA YIE ET LA MORT D UN HANNETON · texte numérisé non relu

LA YIE ET LA MORT D UN HANNETON

Mais vienne un caprice étrange, Et soudain, épais barbon, Dans une brise qui change Tu t'élances d'un seul bond !

Et dès lors, ce sont des passes.

Mille et mille toumoiments, Des dévorements d'espaces, D'insensés bourdonnements.

Il n'est vitre où ne se cogne Ton aveuglement ailé.

Sans mesure, sans vergogne, Fou, délirant, boursouflé 1

Ivre parmi les plus ivres 1 C'est un tableau scandaleux De voir sur de tels fonds bleus Un pareil teneur de livres.

Et tes écus si nombreux, Qu'en fais-tu ? Par les ravines,

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Les champs et les aubépines, Tu les sèmes, malheureux !

Cest surtout dans les soirées Brûlantes du mois de juin, Q.ue tes troupes enivrées Font courir leur tambourin,

A rheure où le crépuscule Met SQS suprêmes chaleurs, Lorsque l'horizon recule Et se fond en rouges pleurs.

Alors, dans cet incendie Haussant le vol et le ton, Monte ta note étourdie....; Cest le choeur du hanneton*

Longtemps sans repos ni trêve, Défiant même Téclair, Ton essaim, comme en un rêve.

Emplit et fiitigue Pair.

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