‹ Les poésies complètes de Charles Monselet (volume 2)Chapitre 63 sur 95 · PROPRIÉTÉ A VENDRE · texte numérisé non relu

PROPRIÉTÉ A VENDRE

Il leva son regard et crut se rappeler

Quand, arrivés tous deux devant son toit de chaume, Je lui saisis la main : « Adieu, mon vieux Guillaume ! »

« C'est ici l'endroit redouté des mères. »

(H. Mbiuuc et HALftvT.)

*EST ici Tendroit adoré des pères; C'est ici^ le soir, Qu'ils viennent s'asseoir.

Savez-vous, parmi les riches repaires, Un lieu mieux choisi?

Messieurs, allez-y!

Minuit va sonner, « heure solennelle, »

Comme dit Adam

En un hymne ardent.

Une belle nuit pour la tour de Nesle !

Notre grand dix-neuf Est plein comme un œuf.

La température est celle d*Hyères :

Au lieu du ciel bleu,

La bougie en feu.

La bisque a paru : flots incendiaires,

Étang copieux !

Silence pieux!

Puis, viennent alors égayer la nappe

La crevette et nos

Homards-cardinaux .

(Espérons qu'un d'eux sera nommé pape) ;

Et pour compagnons,

Les vins bourguignons.

Superbe et fumant, le filet s'avance,

Monté sur réchaud,

Flanqué d'artichaut.

Que ces perdrix font noble contenance 1

O mes chers amis,

Vivent les salmis !

Un instant d'arrêt : c'est une volaille ;

Parfum belliqueux 1

Sauce Périgueux.

Jules a pâli... « Fallait pas qu'y aille! »

Au garçon futé

Blanche dit : « Un thé. »

Les cailles bientôt jusque dans l'assiette

Ont l'air de crier

Qu'il faudra payer.

On voit s'avancer truffe à la serviette,

Cèpes, céleri...

Vénus a souri !

Pour finir la fête, une armée entière

De fruits, de parfaits,

De fromages faits.

Général en chef à la tête altière,

Le vin de Clicquot

Fait tripler l'écot.

Les pères alors accourent en foule ; Et leurs appétits

Nô »Oûï pas pétiM, Car c'est chez Brébatit qu« k\àt nuit l'ëcoule, Endroit bien choiftl ; MeldeurSi allez -y t

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