‹ Les poésies complètes de Charles Monselet (volume 2)Chapitre 72 sur 95 · ENCORE CAYEUX · texte numérisé non relu

ENCORE CAYEUX

'avais calomnié Cayeux, — cette humble cible.

Un jour a tout changé : Cayeux devient possible, Cayeux devient riant, Cayeux devient vermeil... Grâce à deux enchanteurs : la mer et le soleil !

La mer, la grande mer, si farouche et si belle, Qui met ses ongles nus sur le sein de Cybclc Pour la mieux opprimer d'un immense baiser !

La mer ! la mer qui sait caresser et briser !

Le soleil ! ce joyeux compère de féerie, Ce Josse de l'azur, expert en pierrerie !

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Le soleil et la mer, ménage sans pareil Et couple rugissant 1 La mer et le soleil 1

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Le flot montait. Au loin, TOcéan moutonnait; Au bord, sa grande voix monotone tonnait.

Les vagues, s'écroulant comme des avalanches. Se ruaient sur la plage en folles nappes blanches Et crachaient leur colère au sonore galet ; Si bien que TOcéan terrible me semblait — Aboyant à ce point d'en attraper un rhume - Un énorme caniche aux frisures d'écume.

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