JUIN
oucHÉ dans l'herbe aux genoux de Florise, Sa belle main au-dessus de mes yeux
A suspendu la cerise aux doux feux»
Dix fois offerte, autant de fois reprise.
« Mangez, monsieur I » Oh ! la folle entreprise t
Est-ce l'amour ou le ciel qui me grise?
Je vois sa bouche, et je vois la cerise,
Et mon désir les confond toutes deux, Couché dans Therbe*
30O LES MOIS GASTRONOMiaUES
Montmorency ! Reconnais-tu tes jeux, Et les propos emportés dans ta brise, Alors que juin fait les jours orageux?
Ah ! ces instants, qu'ils sont délicieux I Mais qu'ils sont courts 1 C'est ce qui me défrise, Couché dans Therbe.
LES MOIS GASTRONOMiaUES 3OI