‹ Les poésies complètes de Charles Monselet (volume 3)Chapitre 20 sur 102 · IIO UNE INTRIGUE AU BAL DE L OPERA · texte numérisé non relu

IIO UNE INTRIGUE AU BAL DE L OPERA

Ses amis, aux abois et fronçant le sourcil, Disaient : « C'est une horreur ! à quoi donc pense-t-il ? » Et tout le Club, penché sur le bord du balcon, Semblait pétrifié comme Laocoon.

La valse terminée, enfin il respira ; Mais quand autour de lui son œil timide erra, Il ne trouva qu'airs froids, sévères, irrités. On l'appelait tout haut commis en nouveautés.

Pour cacher sa rougeur, poussant vers le café. Il feignit tout à coup d'être fort échauftc. <f Allons, murmura-t-il, nous rafraîchir un peu. « Prendrez-vous un sorbet, ô bel ange à l'œil bleu?

« — Un sorbet? Oh ! hi, la! Tu ne le voudrais point ! » Ht, frappant sur la table avec son petit poing, L'enfant aux yeux d\i/.ur : « Constantin! un soda! » Le gandin : « Je i'erai comme vous, ma Léda. »

(( Un soda ! /> répéta longtemps l'écho moqueur ;

fit soudain accourus, tous ses amis en chcvur •

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