‹ Les poésies complètes de Charles MonseletChapitre 1 sur 179 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

UNE nouvelle édition de ces Poésies était demandée depuis longtemps. La voici, augnentée d'un certain nombre de morceaux que ''auteur avait cru devoir éliminer dans l'origine, mais qu'il rétablit aujourd'hui^ selon le désir exprimé par quelques-uns de ses amis, et surtout par Sainte-Beuve.

Sainte-Beuve faisait un cas tout particulier de Charles Monselet. Il lui a consacré un chapitre entier de ses Nouveaux Lundis [tome X^ pcig^ 70), oii il l'étudié sous ses divers aspects et principalement sous celui de poète.

Nous détachons quelques traits de ce portrait délicieusement enlevé :

« Le premier recueil de Charles Monselet^ daté de

1854, s'appelait les Vignes du Seigneur Figure:^-

vous un personnage portant lunettes, bonne mine y

PREFACE

mdle encolure, tête posée avec aplomb, ynenton ras et double, lèvre fine, ferme, prompte à la malice, né à Nantes où son père était libraire. Il fut élevé à Bordeaux, il y fit des études classiques succinctes et fut mis de bonne heure à la pratique, je veux dire au journal, au Courrier de la Gironde. Solar l'appela à Paris quand il fonda l'Époque^ cette feuille immense pour le temps. De l'Epoque, après le naufrage, il fut recueilli au journal la Presse; et dès lors on le vit un peu partout ; romans, nouvelles, feuilletons de théâtre^ articles de critique, il ne se refusa rien. Je ne saurais me flatter de le suivre partout., de l'étudier avec méthode et de l'embrasser tout entier, comme on dit. Ce ne serait pas chose aisée. ^,

« Une deuxième et une troisième édition de ses vers ont attesté le succès de Charles Monselet. Dans sa dernière édition, il n'a pas osé tout réimprimer, je le conçois et je le regrette. Mais qui donc Vempêchait de reproduire les Stances à Théophile Gautier? Est-ce parce qu'il a attaqué les disciples, r école de la couleur? est-ce parce qu'il leur a dit : Ce que vous faites sans le savoir, c'est du Delille flamboyant? Bagatelle! il en a dit bien d'autres, et, en général^ il ne s'arrête pas à si peu. Ces

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