‹ Les poésies complètes de Charles MonseletChapitre 114 sur 179 · DUPONT ET DURAND · texte numérisé non relu

DUPONT ET DURAND

Vive le document humain, la gravelure, Les filles et le vin! Plutôt que d'embêter. Je veux scandaliser, révolter, irriter.

Je veux régénérer le volume et la scène : L'horrible étant usé, je donne de l'obscène. Le pochard vieillissait, j'ai donné le poivreau. Richer en me lisant rit à plein tombereau. Même un soir j'ai, souillant la jupe des actrices, Traîné mes pieds boueux au pays des coulisses. Ainsi vais-je, donnant de grands coups de boutoir, Et-j'ai des déshonneurs nouveaux pour le trottoir.

DUPONT

Bon! je sais maintenant le nom dont on te nomme. N'es-tu pas l'auteur de....?

DURAND

Justement, mon bonhomme.

DUPONT

Et de...?

DURAND

C'est bien cela.

DUPONT

Reçois mes compliments.

Ton œuvre est en faveur près de quelques déments, Et tu resplendiras dans la race future Parmi les criminels de la littérature.

DURAND

La confiance en moi ne m'a jamais manqué.

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Il ne me déplaît pas, mon cher, d'être attaque. Au contraire. J'éprouve une jouissance Apre En lisant un article acide comme cAprc.

DUPONT

Bravo! je vois en toi l'homme que je cherchais.

DURAND

Vraiment, mon cher Dupont!

(A part.) Qu'est-ce que je disais.

DUPONT

Un jour si fortuné veut une apothéose : Entrons au cabaret ; otlre-moi quelque chose.

DURAND

Viens, je sais un journal qui vaut un cabaret.

DUPONT

Après vous.

DURAND

Aprè.^ vous.

DUPONT

Après vous, s'il vous plaît.

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