‹ Les poésies complètes de Charles MonseletChapitre 113 sur 179 · DUPONT ET DURAND 2I · texte numérisé non relu

DUPONT ET DURAND 2I

Mais ce n'est pas assez. C'est mesquin, c'est banal. I^aul de Kock m'aurait plu; j'en fus enthousiaste. Pourquoi dans son Cocu s'cst-il montré si chaste f Son monsieur Baisemon, bête à manger du foin, Et son Mauvais Sujet ne vont pas assez loin. Ne voulant rien offrir au public de maussade, J'ai cherche mes effets dans le marquis de Sade.

DUPONT

Un auteur excellent!

DURAND

Et bien calomnié.

Qui me vaut aujourd'hui d'être excommunié. Mais je ne m'en plains pas : les papales colères Me font vendre par an quinze mille exemplaires De plus. Il est très bon d'être mis à l'index. Que n'ai-je été maudit par l'archevêque d'Aix ! On ne peut tout avoir. Je possède la vogue. Et dire que j'avais débuté dans l'églogue ! On me citait comme un jeune homme de bon goût! Commencer par le lac et finir par Tégout! Ce que c'est que de nous, Dupont !

DUPONT

Moi, je t'approuve.

On dit ce que l'on voit, on montre ce qu'on trouve.

DURAND

Ce qu'on trouve toujours ne fleure pas très bon , Tantôt c'est un œillet, et tantôt un bubon. Mais qu'importe 1 avant tout il faut être nature.

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