‹ Les poésies complètes de Charles MonseletChapitre 127 sur 179 · COUPLETS · texte numérisé non relu

COUPLETS

Le soleil couchant a mis ses rougeurs Sur le front hâlé des fiers vendangeurs.

Le vin, jaillissant de la grappe, Ruisselle à bouçjic que veux-tu, Et sous la serpe qui le frappe On voit frémir le bois tortu.

On l'empile dans les corbeilles, On le voiture dans les chars.

Chantons le vin, honneur des treilles Chantons le vin, roi des nectars!

Le soleil couchant a mis des rougeurs Sur le front hàlc des fiers vendangeurs.

Le vin dans la cuve fermente; Ses parfums troublent la raison.

Bacchus h la lèvre écumante Prend pour trône cette prison.

250 CE QUE l'on BOIT

Mystère tout plein d'espérance!

O vin! vaudras-tu ton aîné?

Chantons le vin, le vin de France; Chantons le vin, ce nouveau-né!

Le soleil couchant a mis ses rougeurs Sur le front hâlé des fiers vendangeurs.

Le vin scintille dans la coupe.

Attablés devant le caveau, Soldats, paysans, joyeux groupe, Fêtent le vin, le vin nouveau.

Ils trinquent, et leur voix sonore Éveille maint écho gaillard.

Chantons le vin, enfant encore; Chantons le vin, futur vieillard!

Le soleil couchant a mis ses rougeurs Sur le front hâlé des fiers vendangeurs.

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