‹ Les poésies complètes de Charles MonseletChapitre 132 sur 179 · UNE CHANSONNETTE DES RUES ET DES BOIS · texte numérisé non relu

UNE CHANSONNETTE DES RUES ET DES BOIS

Saint Vincent et Papavoine !

Aurore et brume... Ah! c'est bon!

Parfois il me semble entendre Des bourdonnements lointains :

Je me penche et crois comprendre Qu'il s'agit de mes refrains.

On me discute, on m'affirme; Paris d'articles est plem.

Un journal dit : — Quel infirme !

Un autre dit : — Quel malin!

Moi, je souris. Laissez dire.

Dieu, dont l'arrêt est sacre, De moi fit un homme-lyre :

Le vent soufflait, j'ai vibré.

Non, ce ne sont pas chimères.

Les vers que je vais sonnant; J'en appelle à vous, ô mères :

Vous savez le Revenant !

O place Royale ! ô place !

Souvenirs non décriés!

Jeunes gens, c'est moi qui passe; Cachez vos noirs encriers.

UNE CHANSONNETTE DES RUES ET l»F.S POIS .2D()

Jeunes gens, je suis le maître.

Si l'un de vous raille ici, Je lui pardonne. Peut-être Kst-ce un peu ma faute aussi;

Car, dans ce livre délire, (^u'il fallait vous dédier, Tel à qui j'apprends à lire Apprend à parodier...

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