‹ Les poésies complètes de Charles MonseletChapitre 137 sur 179 · MA NUIT DE NOVEMBRE · texte numérisé non relu

MA NUIT DE NOVEMBRE

i-rORSQUE j'étais un écolier, Noircissant déjà du papier Comme un précoce mercenaire, Je rencontrais h chaque instant Un jeune enfant vêtu de blanc, Qui me ressemblait comme un frère.

Il avait un bedon naissant,

Un sourire réjouissant,

Une bouche fraîche et vermeille;

Il portait un nez retroussé.

Un peu large et déjà rosé,

Et sur la tête une corbeille.

Gomme j'allais avoir quinze ans, Et que mes chansons au printemps Retentissaient par la bruyère, Je vis, un frais panier au tlanc,

Page 1