‹ Les poésies complètes de Charles MonseletChapitre 50 sur 179 · LA LFC.OV I)K FLUTE · texte numérisé non relu

LA LFC.OV I)K FLUTE

(( Leur tailler des pipeaux, et leur faire comprendre '< A quel point l'art est doux, consolateur et tendre! >>

Je raisonnais ainsi, quand soudain, au détour D'une place, je vis dans le fond d'une cour Un homme pâle, use, front courbe par la lutte. Il tenait, aussi lui, dans ses doigts une flûte; Et son chapeau flingeux, sur le pavé placé, Dénonçait la misère et l'orgueil terrassé. Or, je ne sais par quel sortilège exécrable, Dans cet homme flétri, dégradé, lamentable, Je revoyais l'enfant du tableau contemplé, Les traits purs de l'enfant sérieux et bouclé. — Ainsi fait le hasard en ses jours d'ironie. — Je m'enfuis, inclinant ma tète rembrunie.

O musique! ô tableaux! ô Sicile! ô verger!

Mes fils ignoreront les leçons du berger. [J .

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