‹ Les poésies d'Auguste de ChâtillonChapitre 130 sur 133 · LA SABRETACHE · texte numérisé non relu

LA SABRETACHE

Ha ! que ne peux-tu me voir Quand, passant sur un trotcoir, Je retrousse ma moustache A ce bruit, sur mon talon, D'un flic-flac de sabrecache Qui me pend tout de son long!

Zéphyr ! porce à ma payse Les sendments de mon cœur.

Mon âme est toujours soumise ; Son amour seul est vainqueur !

Sans me donner pour exemple.

Que de temps perdu vraiment!

Je suis son fidèle amant ; Chacune en vain me contemple !

Ha! que ne peux-tu me voir Quand, passant sur un trottoir, Je retrousse ma moustache A ce bruit, sur mon talon, D'un flic-flac de sabre tache Qui me pend tout de son long!

Toute femme est subjuguée.

Je me balance i.\cc Jion .

Ayant la taille élaguée ; Sans autre explication.

Et, je me sens fier, ingambe, D'un plumet sur mon colbac, D'un bancal, & du flic-flac De ce machin sur ma jambe.

Ha! que ne peux-tu me voir Quand, passant sur un trottoir.

Je retrousse ma moustache A ce bruit, sur mon talon.

D'un fîic-flac de sabretache Qui me pend tout de son long!

Des gens aigris, pleins de bile.

Des grognons , des envieux , Disent que c'est inutile...

Mais tous ceux-là sont des vieux !

A quoi sert la sabretache.' Ça sert à ravir les cœurs ; Ça fait rager les sapeurs : A nous la beauté s'attache.

Ha! que ne peux-tu me voir Quand, passant sur un trottoir, Je retrousse ma moustache A ce bruit, sur mon talon, D'un flic-flac de sabretache Qui me pend tout de son long !

Toute la cavalerie.

Même les carabiniers.

Et l'immense infanterie.

Du premier jusqu'aux derniers, Nous jalousent! Ça les fâche...

Tant pis! C'est comme cela.

Pour être aimé, tout est là :

II faut une sabrecache!

Ha! que ne peux-tu me voir, Avant d'aller au lavoir , Me retroussant la moustache A ce bruit, sur mon talon, D'un flic-flac de sabrecache Qui me pend tout de son long !

Zéphyr! porte à ma payse Les sentiments de mon cœur.

Mon âme est toujours soumise ; Son amour seul est vainqueur !

Sans me donner pour exemple, Que de temps perdu, vraiment!

Je suis son fidèle amant ; Chacune en vain me contemple !

Ha! que ne peux-tu me voir Quand, passant sur un trottoir.

Je retrousse ma moustache A ce bruit, sur mon talon, D'un flic-flac de sabretache Qui me pend tout de son long !

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