SUIVANT LE TEMPS
Les ouragans livraient bataille,
Et la pluie en était aussi.
Un pauvre oiseau mouillé , transi ,
Disait, du trou d'une muraille :
(( Quel temps de merle! quel temps de chien!
Qu'un temps où l'on ne mange rien! »
Il crevait de faim, sans nul doute,
Pour se servir de pareils mots.
Plus tard, il chantait aux pierrots
Quand je l'ai revu sur ma route :
<( Quel temps superbe ! quel temps de bien !
Que le temps où l'on mange bien! »