‹ Les poésies d'Auguste de ChâtillonChapitre 131 sur 133 · SUIVANT LE TEMPS · texte numérisé non relu

SUIVANT LE TEMPS

Les ouragans livraient bataille,

Et la pluie en était aussi.

Un pauvre oiseau mouillé , transi ,

Disait, du trou d'une muraille :

(( Quel temps de merle! quel temps de chien!

Qu'un temps où l'on ne mange rien! »

Il crevait de faim, sans nul doute,

Pour se servir de pareils mots.

Plus tard, il chantait aux pierrots

Quand je l'ai revu sur ma route :

<( Quel temps superbe ! quel temps de bien !

Que le temps où l'on mange bien! »

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