‹ Les poésies d'Auguste de ChâtillonChapitre 34 sur 133 · BERCEUSE · texte numérisé non relu

BERCEUSE

Enfant, si tu dors ,

Les anges alors T'apporteront mille choses :

Des petits oiseaux,

Des petits agneaiLx, Des lis , des lilas , des roses ;

Puis, des lapins blancs

Avec des rubans, Pour traîner loin ta voiture.

Ils te donneront

Tout ce qu'ils auront, Et des baisers, je t'assure!

Enfant, dors à mes accords.

Dors, mon petit enfant, dors.

Dors , petit enfant !

J'entends l'éléphant

Du grand Mogol! Il s'avance Porcant sur son dos Deux palanquins clos ,

Que lentement il balance...

Dans les palanquins Sont les blancs lapins

Qui vont traîner ta voiture :

Les petits oiseaux, Les petits agneaux...

Tu n'entends plus mon murmure.

Enfant , dors à mes accords , Dors, mon petit enfant, dors!

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