‹ Les poésies d'Auguste de ChâtillonChapitre 54 sur 133 · VILLANELLE · texte numérisé non relu

VILLANELLE

Bourdonne, légère abeille, Sur les fleurs de mon jardin , Ouvrière sans pareille.

Sur les fleurs ou sur la treille, Je te vois chaque matin.

Bourdonne, légère abeille.

Viens jusque dans ma corbeille Prendre le suc du jasmin , Ouvrière sans pareille.

Ou sur la rouge groseille, Ou sur le lis ou le thym.

Bourdonne, légère abeille.

Salut! petite merveille, Tu composes ton butin...

Ouvrière sans pareille.

A toi l'aube, à moi la veille.

Chantons sur notre chemin...

Bourdonne, légère abeille.

L'àme de l'homme sommeille,

Ou s'illumine soudain, Ouvrière sans pareille..

Aussitôt que Dieu l'éveille , Cette âme suit ton destin...

Bourdonne, légère abeille.

Sa poésie est vermeille Et n'a jamais de venin, Ouvrière sans pareille.

Chrysalide elle est la veille.

Papillon le lendemain.

Bourdonne, légère abeille, Ouvrière sans pareille.

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