‹ Les poésies d'Auguste de ChâtillonChapitre 65 sur 133 · CHANT D'UNE MERE · texte numérisé non relu

CHANT D'UNE MERE

Mon enfant dans son berceau, Ainsi qu'un petit oiseau Dans le duvet & la mousse ,

S'endort,

S'endort, S'endort bercé sans secousse.

Avec ce cher nouveau-né Que le bon Dieu m'a donné.

Je suis plus forte & j'espère.

Il dort,

Il dort.

Mais il a perdu son père.

Quand le destin a posé Sur son petit front rosé Déjà le sceau de misère...

Il dort.

Il dort.

En souriant à sa mère!

Puisse mon enfant, un jour.

Plus que moi-même! à son tour

Trouver appui sur sa route.

Il dort,

Il dort...

Dieu le bénira sans doute.

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