‹ Les poésies de l'enfanceChapitre 21 sur 78 · L'ENFANT AU MIROIR · texte numérisé non relu

L'ENFANT AU MIROIR

A MADEMOISELLE EMILIE BASCA3S.

Si j'étais assez grande,

Je voudrais voir* L'effet de ma guirlande

Dans mon miroir.

En montant sur la chaise,

Je l'a' teindrais :

Mais, sans aide et sans aise,

Je tomberais.

La dame, plus heureuse,

Sans faire un pas, Sans quitter sa causeuse,

De haut en bas, Dans une glace claire.

DE L'ENFAXCE

Comme au Imparti, Pour apprsnJre à se plairo, Jelte un regard.

Ah ! c'est bien incommode

D'avoir huit ans!

Il faut suivre la mode

Et perdre un temps!...

Peut-on aimer la ville

Et les salons !

On s'en va si tranquille

Dans les vallons !

Quand ma mère qui m'aime

Et me défend, Et qui veille elle-même

Sur son enfant, M'emporte où l'on respire

Les fleurs et L'air, Si son enfant soupire,

C'est un éclair.

Les ruisseaux des prnirics

Font des psychés, Où, libres et fleuries,

Les fronts penchés, Dans Feau qui se balance,

Sans nous hausser, Nous allons en silence

Nous voir passer.

C'est frais dans le bois sombre,

Et puis c'est beau De danser comme une ombre

Au bord de l'eau!

Les enfants de mon âge,

Gourant toujours, Devraient tous au village

Passer leurs jours.

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