‹ Les poésies de l'enfanceChapitre 4 sur 78 · L ENFANT · texte numérisé non relu

L ENFANT

C'est un oiseau du ciel, il a des plumes d'or I Il reposait son vol au bord de la fontaine ; J'ai retenu longtemps mes pas et mon haleine ; Quand il a secoué son plumage plein d'eau.

J'ai saisi ses ailes mouillées ; Et le voilà blotti dans les fleurs effeuillées. Regardez qu'il est bien, ma mère, et qu'il est beau f

LA MÈRE

Oui, je l'entends gémir.

l'enfant.

Non, mère, c'est qu'il chante,

LA MÈRE

Vous croyez, mon amour? Sa chanson est touchante.

l'enfant.

Je crois qu'il est content puisqu'il est dans les fleurs; 11 les aime. Son nid est sous l'amandier rose, Cet arbre au fruit de lait que la fontaine arrose; C'est là qu'il dérobait ses brillantes couleurs.

LA MÈRE

Y demeurait-il seul ?

Ses enfants sont au gîte :

C'était pour les revoir qu'il se baignait si vite. Mais, je n'ai point de peur, ils ne sauraient bouger; Ils n'ont pas une plume et n'ont rien à manger.

LA MÈRE

Que vont-ils devenir?

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