‹ Les poètes de la SavoieChapitre 22 sur 89 · LE LAC · texte numérisé non relu

LE LAC

oh ! moi , je l'entends bien ce monde qui t'admire I (Joseph Dilosub.)

Je disais... mais semblable aux songes fantastiques Qui dans Tombre des nuits retracent le passé.

Ce souvenir des temps antiques Par de plus doux tableaux fut bientôt effacé.

Déjà du lac charmant j'entrevoyais la plage;

Déjà Tonde brillait, et mon œil enchanté

Put bientôt contempler, dans des flots sans orage.

D'un lac étincelant la ravissante image.

Tout était calme et doux; à peine un léger bruit

Trahissait le zéphyr jouant dans le feuillage :

Au chant de la cigale et de Toiseau de nuit Le lac semblait dormir... Son immense surface De Tesquif des pêcheurs avait perdu la trace ; Seul, un vieux batelier, étendu sur le port. D'un geste m'engageait à passer sur son bord ; Avec enchantement je me laissai conduire.

C'était là que jadis l'illustre amant d'Elvire

Etait venu chanter a ces agrestes coteaux ,

Ces noirs sapins, ces rocs qui pendent sur les eaux.* »

Poète harmonieux! sensible Lamartine!

Quel charme ont les accords de ta lyre divine,

Quan(3, voguant sur les flots de ce lac enchanté.

Tu célébrais la nuit , l'amour et la beauté !

Gloire à ton nom! et gloire à ton génie! Le chêne et le laurier croissent dans ma patrie! Puissent ces lieux , témoins de tes premiers beaux jours , T'inspirer quelques vers sur le même rivage ! — Et le double aviron m'éloignant de la plage, Je chantais, de sa muse invoquant le secours ;

Zéphyrs du soir, emportez ma nacelle, L'air est si pur et la nuit est si belle!

(I.E Luth dbs Alpes.)

Lk Lac, Uédit. poét. Lamartine.

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