ALFRED PU G ET
Et je crois sentir sur ma joue Le frôlement de leurs cheveux.
Leur main d'albâtre les dénoue, Et leurs yeux, où l'azur se joue.
Semblent être un reflet des cieux.
Mais l'un d'eux au divin sourire, Du calice effleurant les bords.
Près de lui doucement m'attire.
Et dans la fleur m'apprend à lire.
Doux aveux, suaves accords.
Puis l'ange fuit. Zéphyr s'envole, Le vent vient effeuiller la fleur.
Adieu! parfums, brise frivole, Adieu! bel ange qui console.
Adieu! doux songes de mon cœur!...
Alfred Puget.
262 ANTOINE OUGIER.