‹ Les poètes de la SavoieChapitre 74 sur 89 · UNE MÈRE · texte numérisé non relu

UNE MÈRE

Il est un être sur la terre, Un être fort et gracieux, Dont l'héroïsme est un mystère, Et de qui l'âme tout entière Est aussi douce que ses yeux .

Lorsque le ciel , de l'existence Nous ouvre le seuil enchanteur, Cet être, d'un amour immense, Nous reçoit, à notre naissance, Des bras mômes du Créateur.

Sa voix est une mélodie , Son flanc , notre premier séjour.

Son sourire, grâce infinie.

Son sein , une source de vie , Son cœur, une source d'amour.

La douceur fait tout son empire :

Tous les petits le savent bien; Dans son regard l'enfant sait lire, L'enfant comprend son beau sourire, A l'âge où l'on ne comprend rien.

Au son léger de sa parole Notre cœur s'ouvre comme un lis, Notre prière qui s'envole Apprend, ii sa pieuse école.

Le beau chemin du paradis.

500 CHARLES -JOSEPH DÉRISOUD.

Cet être, le plus grand sur terre, Parce qu'il est grand par Tamour, Cet être qui n'est que mystère , C'est la femme, c'est une mère.

Un ange de ce bas séjour.

Charles- Joseph Dérisoud.

(Po«.)

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