‹ Les poètes de la SavoieChapitre 78 sur 89 · LE DOGUE ET LES DEUX SOURIS · texte numérisé non relu

LE DOGUE ET LES DEUX SOURIS

Un dogue dont le cœur avait mis son logis

Aux régions de la colique.

Fit rencontre de deux souris Plus maigres qu'un rentier en temps de république.

« Ah ! par mes maux laissez -vous attendrir. Lui dit Tune des deux; jetez-moi quelque offrande. «

— « Je n'aime point à secourir Le mendiant qui me demande ,

Répondit le mâtin : laissez -moi le repos. »

La seconde souris, entendant ce propos.

Lui dit : « Morf bon seigneur, croyez que de ma vie

Je n'ai de demander eu seulement envie. »

— « Eh bien! lui riposta le chien, Ma joie en est d'autant plus grande

Que je n'offre jamais rien A qui rien ne me demande. »

C'est à vous, chers enfants, que j'adresse ces vers. Fuyez l'exemple affreux de ce dogue pervers. Et, lorsque vous verrez un fils de la misère. Souvenez -vous que Dieu fut pauvre sur la terre.

P. -G. Drevet.

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