POUR PRENDRE CONGÉ
Foilà ma fâche finie.
Finie, non... Car enfin il continue, ce moiivcnient dont je vous ai parlé; il se généralise., il s'affirme., il s étend, il fait tache d'huile, boule de neige, que sais-je encore ? Les images justes me manquent pour dire cette contagion d'une idée entraînante, cette constante progression, cette conquête de la poésie actuelle par l'amour du pays natal. Mon livre n'est donc pas clos : esclave que je suis, — et plus consciencieux que pas mal d'hommes politiques ! — d'un engagement à tenir, je n'ai pas encore le droit au sommeil; ce sujet que j'avais pris a fini par me prendre, il me possède maintenant, je lui dois rester attaché, el j'y reviendrai malgré qu'ail m'en coûte. Cela me fera encore beaucoup de recherches, pas mal de tracas, et quelques semaines dans le moisi des bibliothèques. (Note^ que je ne vous parle pas des citations à transcrire et des épreuves à corriger ! Mais il ne faut point s appesantir sur ses inconséquences).
Ceci est donc pour vous avertir que le présent livre est comme un amour coupable : Une finit pas quand on veut. Il est même si loin de finir., que, d'ores et déjà, je vous en annonce la suite. Et si rien ne m' arrive de fâcheux, — cécité précoce ou chute de la tour Eiffel, — vous aure:{ bientôt des nouvelles plus fraîches de nos « poètes du clocher » .