DÉPART DE MONTAUBAN
Adieu, ville de Montauban,
Adieu, la fleur de ma jeunesse. •
Je vous quitte et m'en vais bien loin,
Faut dire adieu à ma maîtresse.
Tout en sortant par le faubourg,
Par le faubourg de cette ville,
J'ai rencontré la jeune fille
Qui m'avait donné son amour.
J'approche tout en badinant,
Si m'a dit tout doux à l'oreille :
1. Celle pière et la suivante sont extraites d'un recueil de Poésies populaires en lanque française rec. dans l'Armagnac et l'Agenais et publiées par J.-F. Bladé (Paris, Champion, 1879, in-S").
— Gentil galant, quoi, tu t'en vas, Sans que ta main louche la mienne!
Ah! lorsque tu étais blessé.
Tu me faisais mille promesses;
Mais à présent tu es lassé,
Et tu cherches d'autres maîtresses.
— Pas de montagnes sans vallons.
Et pas d'amours sans amourettes.
Belle, garde-toi des Gascons;
Ils trompent tous les Quercynettes '.